Heinrich Lüber

Vernissage 10 septembre 2005

Exposition du 11 septembre au 30 octobre 2005

Heinrich Lüber au Centre d'Art Neuchâtel

"Presque tout dans la vie a failli ne pas arriver", déclare Heinrich Lüber et rend attentif au fait que ce que nous vivons dans notre vie, est statistiquement improbable.

L'artiste de performance bâlois veut savoir ce qui est concret. Il tente d'expérimenter comment l'impossible se vit.

Il laisse son corps glisser dans des mains surdimensionnées de tissus rembourrés, et il s'est ainsi même déjà perdu dans sa propre exposition.

Ou alors il marche devant le Kunsthaus de Bâle Campagne à la verticale en direction du ciel, sans effort. Le 21 juillet 2005, il atterrit tel un alien, en plein centre de la vieille ville de Neuchâtel, dans un véhicule rouge vif propulsé par des paroles. (Exposition au Centre d'Art Neuchâtel, CAN à partir de septembre).

Terrains d'atterrissage inhabituels

Heinrich Lüber et l'art péristaltique du performatoire

Les pavés sont anciens, les maisons encore chaudes et toujours étroites. A Neuchâtel des mots arrivent de tubes rouges. Enoncés à la légère, comprimés, pleins de sens et âpres, ils donnent de l'entrain et entraînent Heinrich Lüber à hauteur de têtes le long de la Rue Rosmarin en direction du Centre d'Art Neuchâtel. Il accroche, se bloque, se fait plaisir en vivant les tempi tous en même temps et n'est pas rattrapable ni même saisissable.

A quoi rime tout ça? L'artiste de performance bâlois, Heinrich Lüber, donne vie à des idées, il réunit une poignée de leurs évolutions pour créer une structure angulaire faite de tôle, de bas de body couleur rose bébé et d'autres matériaux, qu'il installe, à travers des couloirs. Il se sort lui-même dans l'action et se retire à nouveau dedans. Combien de filins de temps faut-il pour nouer un évènement? Comment peut-on composer quelque chose sans vouloir savoir de quoi il s'agit? Lüber met en scène, de manière variée et sérieuse, ce qui est encore et ce qui est concret. Par des sons gutturaux et des consonnes bilabiales, il s'éloigne de ses propres formes de langage, tout en les entonnant encore avec hésitation. L'art de Heinrich Lüber est para logique, péristaltique, étroit et large et traduit l'urgence. Comment entrer là où l'on ne peut être - dans l'évènement?

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