Summerlab - Hyperactivité

CAN en collaboration avec Marks Blond Project R.f.z.K

Vernissage le 23 juillet
Exposition du 24 juillet au 8 août 2010

Curateurs off :
Bury the Jumbo, Marc Divo, Alain Jenzer, L’OV (Fabian Boschung, Markus Kummer, Marie Villemin, Marie Léa Zwahlen), OLM (Renaud Loda), Die Neue Galerie (Sandino Scheidegger, Luca Müller), Pekka Teemu (Pekka Ruuska)

Artistes :
Constance Allen, Iván Argote, Julien Baillod, Massimiliano Baldassarri, Sully Balmassière, Anthony Bannwart, Kyung Roh Bannwart, Nino Baumgartner, Fabian Boschung, Sarah Burger, Nikolaj Cyon, Dialogist-Kantor, Fabianna de Barros, Quynh Dong, Emmanuel Paxon Dupasquier, Ivan Ebel, Al Fadhil, Cris Faria, Donya Feki, Fred Fischer, Vianney Fivel, Emanuel Geisser, Samson Guyomard, François Jaques, Markus Kummer, LapTopRadio (Constance Allen, Laetitica Bëch, Paola Carbone, Jonathan Frigeri, Renaud Loda, Laurent Schmid, Roman Urodoskikh,Martina-Sofie Wildberger), Beat Lippert, Renaud Loda, Florent Meng, Ceel Mogami de Haas, Julie Morel, Jon Merz, Collectif P4 (Marjorie Kapelusz, Sonia Kacem, Mickaël Lianza, éric Philippoz), Isabel Rohner, Ricardo Rozo, Anna Katharina Scheidegger, Manuel Schmalstieg, Laurent Schmid, Tobias Spichtig, Tassilo Tesche, Julian Thompson, Jean-Thomas Vannotti, Sébastien Verdon

Intervenants :
Lukas Bärfuss, Georg Keller

Curateurs :
Daniel Suter, Marks Blond Project R.f.z.K, Arthur de Pury, CAN

Curateurs assistants :
Marie Villemin, Marie Léa Zwahlen, Massimiliano Baldassarri

Coordinateur technique : Julian Thompson

Summerlab

Le Summerlab est un lieu d’expérimentations. C’est-à-dire l’endroit dans lequel des hypothèses sont confrontées aux réalités de la matière, pour être confirmées, infirmées ou, le plus souvent, transformées. Il est lieu de mouvements et d’actions. Le laboratoire se déroule durant la période de vacances – souvent perçue comme immobile et hors du temps – pour entrer paradoxalement dans le mouvement induit parl’expérimentation. Le concept du Summerlab au CAN a été initié en 2008 sous l’impulsion de Massimiliano Baldassarri, artiste et collaborateur du CAN. Intitulé Glocal Bang !, ce projet expérimental avait proposé résidences d’artistes, projets in situ, events, tables rondes, performances, concerts, et s’est tenu au CAN du 19 juillet au 16 août 2008. En abordant les questions d’autonomie, ainsi que les notions de in situ et in progress, cette première expérience, voulait abolir provisoirement la pratique de l’accrochage traditionnel qui fige une exposition dans une tentative de stopper les effets du temps…le temps de l’exposition. Pour les artistes avant tout mais aussi pour le public, il s’agissait de privilégier des aspects bannis de la visibilité classique qu’offre une exposition : le hasard, l’inachevé, le processus plutôt que le résultat.

Hyperactivité

L’hyperactivité est envisagée par le Summerlab 2010 comme une pathologie subie par la plupart des sujets de notre société, mais aussi comme une forme de réaction adéquate pour prendre de vitesse et dépasser ce rythme effréné. Si un enthousiasme sans borne a vu le jour pour la nouveauté, jamais encore les cycles de vie n’avaient été aussi courts, et jamais encore les modifications n’étaient intervenues à un rythme aussi rapide. Pourtant, il existe une contradiction flagrante dans le fait que malgré notre aversion profonde pour la répétition, nous sommes de plus en plus submergés de doubles, de reproductions et de copies, de simulations et de substituts.

Ce paradoxe génère une insatisfaction qui peut, à son tour, servir de moteur pour pousser la logique du système à son paroxysme tout en tentant d’insuffler le sens manquant à l’urgence, dans l’urgence. L’action ou sa tentative se pose ainsi en opposition à la productivité à l’aide d’une dose massive d’idéalisme chimérique. La réflexion doit y être menée hors du temps de la distanciation, pour faire corps avec cette urgence de l’acte.

…eine Selbstlosigkeit, ein Vergessen seiner Distanz,- Etwas das ich mir nie verzeihe. Als ich fast am Ende war wurde ich nachdenklich über diese Grund-Unvernunft meines Lebens-den „Idealismus“… F. Nietzsche

Concrètement, le Summerlab ne propose aucun programme prétabli. La thématique du laboratoire imposera par contre un rythme soutenu d’un vernissage par jour qui se dérouleront dans différents lieux de l’espace public. L’expression de l’hyperactivité se confrontera donc à l’espace commun, dans une énergie d’espace off. Par inversion, les salles d’exposition du CAN seront transformées en lieux de vie, de discussions, d’atelier et de fêtes. De temps à autre des conférences et débats prendront place dans le « forum » cré pour l’occasion. Outre l’urgence, les thèmes abordés par le lab tourneront frénétiquement autours des questions de la nécessité de l’art, de son sens et de son implication sociale et idéologique, sans s’y arrêter.

Les artistes sont invités en résidence au CAN pour participer au Summerlab et y développer un projet dans l’urgence de l’hyperactivité et avec des moyens réduits. Différents lieux extérieurs seront mis à disposition des intervenants, mais ceux-ci seront également libres d’en investir d’autres.

Marks Blond Project R.f.z.K + CAN

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